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France 5

Histoire de la chaîne France 5

France 5 est une chaîne de télévision généraliste française de service public, créée le 13 décembre 1994 sous le nom de La Cinquième. Elle porte le nom actuel depuis le 7 janvier 2002. Les programmes sont axés sur l'éducation, le savoir et la connaissance. Elle est disponible sur la TNT, le câble, le satellite, la télévision par xDSL et Internet.

Histoire de la chaîne France 5

Le 12 avril 1992, la chaîne privée La Cinq cesse d'émettre, croulant sous le poids des dettes. Divers projets sont alors proposés, notamment une chaîne d'information commune aux chaînes hertziennes de l'époque (TF1, Antenne 2, FR3, Canal+, M6). À partir du 28 septembre 1992, Arte est diffusée sur ce réseau entre 19 h et 1 h. Pour compléter la diffusion, le gouvernement d'Édouard Balladur crée la société la Télévision du savoir, de la formation et de l'emploi par la loi du 1er février 1994. La Cinquième est née.

Jean-Marie Cavada, journaliste et producteur de l'émission phare du service public, La Marche du siècle, est nommé président de cette nouvelle chaîne. Le philosophe Michel Serres est président du Conseil scientifique de La Cinquième tandis que Jacqueline Baudrier est présidente du Comité d'orientation des programmes. Le 1er décembre 1994, le ministre de la Communication, Nicolas Sarkozy, impose la création d'un groupement d'intérêt économique (GIE) de La Sept-ARTE avec La Cinquième pour contraindre les deux chaînes à faire des économies de structures. La présidence de ce GIE, tournante tous les six mois, est confiée à Jean-Marie Cavada. La création de cette nouvelle télévision publique est assez fortement critiquée à l'Assemblée nationale et au Sénat par des parlementaires comme Jean Cluzel et Alain Griotteray. Certains quotidiens, dont Le Monde, lui font la vie dure.

Le 13 décembre 1994 à 18 h, La Cinquième commence ses émissions par une inauguration en grande pompe en présence du Premier ministre, Édouard Balladur et de plusieurs centaines d'invités du « Tout média », du Tout Paris et de collégiens, sous la pyramide du Louvre. Phil Marboeuf signe la musique. À partir du lendemain, la chaîne diffuse tous les jours de 7h à 19h sur le cinquième réseau hertzien en complément de la chaîne franco-allemande, Arte, puis sur le canal 21 du réseau parisien TV câble (Noos) de 19h à minuit à partir du 3 novembre 1995. Les programmes éducatifs de La Cinquième sont à cette époque constitués de formats courts (jamais plus de 13 minutes), destinés à rapprocher la télévision et l'école. Ils cohabitent avec d'autres formats plus longs.

Sortiront de cette première mouture des rendez-vous intéressants comme Les écrans du savoir, Va savoir avec Gérard Klein, L'Esprit du sport avec Cyril Viguier ou encore Inventer demain qui donne la parole à des chercheurs, chaque matin à 7 h 45 pour présenter leur domaine. Mais, cette première grille de programmes est enserrée par la vocation pédagogique de la chaîne et surveillée étroitement par les instances éducatives. Organisée dans une forme de puzzle conçue par Jean-Marie Cavada et Jean Mino, la programmation de La Cinquième doit lutter pour que le commun des téléspectateurs y retrouve son compte. Le fond est là, mais la recette n’est pas encore totalement au point malgré quelques créations d’émissions qui vont perdurer : le magazine de décryptage de la télévision, Arrêt sur images animée et présentée par Daniel Schneidermann, Le journal de la santé (qui s'appelle désormais Le Magazine de la santé) avec Michel Cymes, Marina Carrère d'Encausse et Benoît Thévenet, ou bien Les Lumières du music-hall de Jacques Pessis.

Décidées par la Direction de la Communication, qui a pour directeur Jacques Bouzerand (venu de l'hebdomadaire Le Point), de puissantes campagnes de publicité imaginées d'abord par le publicitaire Daniel Robert (lancement) puis par l'agence DDB les Arts, assurent néanmoins d'emblée à la chaîne une visibilité relativement forte et une part d'audience de 3,5 points dès les premiers mois et de 4,5 points la première année. La campagne de lancement par voie d'affiche ne passe pas inaperçue : divers personnages hauts en couleurs demandent : « Éduquons ! C'est une insulte ? ». Cette campagne vise à préciser le rôle de la future chaîne qui bannit à la fois l'élitisme culturel et la vulgarité du divertissement pour lui-même.

En 1996, La Cinquième est l'une des premières chaînes françaises à créer son site Web.

Fin 1996, face à l'échec du GIE en place en matière d'économies réalisées, le ministre Philippe Douste-Blazy envisage un regroupement de La Cinquième et La Sept-ARTE par la création au printemps 1997 d'une société commune dotée d'un buget propre. Suite aux élections législatives de 1997, c'est finalement le gouvernement Lionel Jospin qui impose en mars 1997 la fusion des deux sociétés ,qui partagent le même canal de diffusion hertzien, au sein d'un nouveau GIE doté de son propre budget. Cette cohabitation hertzienne ne se fait pas sans heurts et le mariage est donc de raison à défaut d'être passionné. Jean-Marie Cavada démissionne et Jérôme Clément, président de La Sept-ARTE, devient PDG de La Cinquième. Sous sa houlette, sont créés un nouvel habillage, un nouveau logo et plusieurs nouvelles émissions dont Ripostes, magazine dominical de Serge Moati, qui demeure plus de 10 ans à l'antenne en ayant été l'un des grands succès d’audience de la chaîne.

Le 31 janvier 1998, la chaîne est diffusée de 6 h à minuit en continu sur le canal 45 de Canalsatellite, et sur le canal 5 de TPS le 16 février. Le 10 août 1999, le GIE constitué par La Cinquième et La Sept-ARTE fait son entrée à hauteur de 25 % dans le capital de la chaîne internationale francophone TV5, à la faveur d'une redistribution du capital détenu par les entreprises publiques françaises. Intégration de la 5e à France Télévision en 2000.

Le 27 mai 1999, l'Assemblée nationale adopte en première lecture le projet de loi sur l'audiovisuel présenté par Catherine Trautmann qui prévoit de regrouper les chaînes publiques en holding. Le 2 août 2000, La Cinquième est intégrée au groupe France Télévision, que préside Marc Tessier, entrainant par la même la dissolution du GIE avec La Sept-ARTE qui risquait sans cela de se trouver placée sous la présidence du président de France Télévision et donc sous le contrôle du CSA. Or une telle autorité de régulation n’existant pas en Allemagne, cela aurait faussé les rapports au sein de la chaîne franco-allemande.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article France 5 de Wikipédia en français (auteurs)

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